Campagne

Publié le par Cypora Herzhorn

IMG_0922.JPGAu pied de la colline, il y a un jardin,
Le soleil y est roi, le soleil y est dieu,
Les roses, les lilas s’en disputent le feu,
Tout l’été, la nature se vêt de carmin.

Au-delà du jardin, la colline se voûte
Et son dos se rapproche du bleu horizon,
Et, tout près des taillis, la rangée de buissons
Offre des pruneliers, dont l’aigre fruit d’Août
 
Vous fait la bouche étroite et agace les dents.
Et derrière : les champs... invisibles nuées,
Les vaches y sont à l’aise et semblent bien gardées ;
C’est en pente douce, qu’au village on descend.
Alors, aux heures fraîches, aux portes du lavoir,
Les femmes se dépêchent, avant le couvre-feu,
Les rayons du soleil dansent dans leurs cheveux,
Tandis que les enfants poussent les balançoires.

© extrait de COMME UNE DOUCE MAIN
 
 
 

Publié dans POEMES

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