Dans ce monde insensé

Publié le par MOTS, ARTS & GOURMANDISE

12969417_398beca5_560.jpgDans ce monde insensé où ma vie s’enferrait,

Encagée, enchaînée dans un « moi » dérisoire

Où les rets des hivers ne se brisaient jamais,

J’ai lutté, mais en vain, vouée au désespoir

 

Depuis longtemps, déjà, j’avais baissé les armes

Et, blessée dans mon for à m’ôter la raison,

Au creux de l’oreiller, j’ai versé bien des larmes

Jusqu’à remplir des puits ténébreux et sans fond.

 

Dans ma quête infinie à chercher le bonheur

Sur des chemins bordés de ronces et d’orties,

J’ai oublié souvent que, si l’hymen est leurre,

Rien ne peut exister sans amour… ni folie…

 

…Un frisson de paupière un sourire émouvant,

Un regard échangé et j’en perds la raison.

Me voici, éblouie -les cheveux dans le vent-

Par l’écho de nos cœurs battant à l’unisson.

 

Les yeux tout pétillants, je me sens si vivante

Revêtue à ravir de mes plus beaux atours,

Depuis que mon aimé affectueux me chante

Jour à jour, cœur à corps, son aubade d’amour.

 

Souffler sur les nimbus, je le fais avec toi

Et des pas de géant entre deux arcs-en-ciel,

Mais si même j’entends de la cime du toit

La chanson de l’oiseau, la tienne est bien plus belle !

 

Et si le train de vie -qui  nous mène au trépas-

Traversait, sans retour, l’utopique psyché,

C’est ma main dans ta main, qu’en unissant nos pas

Vers l’ultime hypogée, nous irions nous aimer…

 

…toute l’éternité.

 

© extrait de J’AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N°  978-2-9538961-1-4

Publié dans POEMES

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