Le festin de Phoebus

Publié le par Cypora Herzhorn

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La langue du soleil, effleurant mes paupières,
Magnifie mes atours de soieries mordorées ;
Puis, glissant sur mes joues, affamée dentellière,
Dépose un chaud baiser sur mes lèvres salées.

 

Je la sens qui musarde au creux de mon épaule
Puis, en bébé gourmand sur mes seins dévêtus
S’appesantit, avide, autour d’une aréole
Pour téter, goulument, un peu de lait. Repue,

 

La voici qui s’attarde en mon ventre satin.
Se faisant insistante au galbé de ma cuisse,
S’enroule intimement à mes jambes d’errain
Pour goûter au vin doux du jardin des délices.

 

Alors, mon corps entier se vêt couleur olive
Sur le sable doré, en se gorgeant du miel
Qu’exsude, peu à peu, la langue du soleil
En laissant sur ma peau un peu de sa salive.  

 

(c) extrait de le MONDE A MA FENETRE

Publié dans POEMES

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