Les portes du temps

Publié le par MOTS, ARTS & GOURMANDISE

Lorsque j’étais enfant, tout semblait si facile,

Mon pas était léger, l’avenir semblait loin,

Ma seule occupation : jouer aux quatre coins

Et de collectionner tant de choses futiles !

Ma vie s’en est allée comme le font les rêves,

Des rides sont venues sur mes joues et mes mains,

Mon pas s’est alourdi… Dans le jour qui s’achève,

S’immisce, dans mon coeur, la peur des lendemains…

 

Mon enfance a sombré dans le miroir des rêves

Et mes pas, alourdis par d’anciens souvenirs,

Errants et miséreux, s’attardent sur la grève

Dans le vent de l’automne où se perd l’avenir.

 

Sur mes joues, à présent, il n’y a que des rides,

Outrages de la vie où s’immisce le temps,

Les larmes de mes yeux n’ont plus rien de limpide,

S’en échappe le leurre d’illustres printemps.

 

Fatiguée et usée par des quêtes futiles

J’ai l’espoir, un peu fou, de tromper le destin,

Pourtant le jour, qui va, chasse mes pas dociles,

Inexorablement, vers un nLES PORTES DU TEMPSouveau matin…

 …Juste un dernier regard, une ultime prière,

Un sanglot retenu, un serment oublié,

Et les portes du temps, à l’aube coutumière,

Se referment au seuil de mon éternité.

 

 

 

(c) extrait de J'AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N° 978-2-9538961-1-4

Publié dans POEMES

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