Ma France

Publié le par MOTS, ARTS & GOURMANDISE

« De plaines en forêts de vallons en collines

Du printemps qui va naître à tes mortes saisons

De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine

Je n’en finirais pas d’écrire ta chanson

Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence

Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche

Quelque chose dans l’air a cette transparence

Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche

Ma France »

¤ Jean Ferrat – Ma France ¤

 

 MA FRANCEMon village est perché dominant les collines,

On entend de l’église un carillon chanter ;

Je contemple d’en haut, quand le soleil s’incline,

Arrosant la vallée et les chemins pavés,

 

 

Les pentes d’oliviers et les routes si blanches

Menant, de-ci, de-là, vers l’ubac des vallons

Où le vent épicé fait frissonner les branches,

Tandis-que sous mon toit nichent les gais pinsons.

 Pleine de chaleur douce et, tranquille au-dedans,

Ma chaumière s’endort. Blottie là, près du feu,

Entre les volets clos, quand je cligne des yeux,

Je vois danser des ombres au lit du couchant.

 

Puis, quand le feu s’éteint, se glissant sous les cendres,

J’aime à voir s’envoler, en légers tourbillons,

Ses flammes que mon âme aspire à y entendre,

Crépitements divins vibrant à l’unisson.

 

Je m’endors, moi aussi, dans la brève vision

-Tantôt ange ou démon, de figures qui dansent,

Tantôt enfants, moineaux, ailes de papillons

Dont la douceur me frôle jusqu’à délivrance.

 

(c) extrait de J'AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N° 978-2-9538961-1-4

Publié dans POEMES

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