Pour aller

Publié le par Cypora Herzhorn

8917648_ac96684c_560.jpgPour aller jusqu’à lui, j’ai suivi des chemins
Qui menaient vers le seuil de mes incertitudes :
-Un regard, un sourire, un baiser sur la main
Ont eu raison de moi et de ma solitude-

Il était devant moi et brillait dans ses yeux
Comme un « je ne sais quoi » qui vint troubler mon âme…
…Plus rien ne fut pareil sous la voûte des cieux
Et mon corps fasciné s’ouvrit tel un sésame.

On s’est aimé longtemps et, pourtant, il me semble
Qu’au miroir de nos cœurs le temps s’est vite enfui.
Le silence a scellé -j’en ai la voix qui tremble-
Celui que j’ai aimé et me manque aujourd’hui.

Mille fois, j’ai relu le livre aux souvenirs
Et retourné cent fois le sablier-histoire,
Dans des ruines de bleu, je cherche encore son rire
Qui fusait facétieux, au vent de ma mémoire.

Si j’ai chanté des mots avec mes yeux de femme,
La pluie gifle à présent mon cœur tel un fouet
Enlarmant mes amours jusqu’à sevrer la flamme
Que l’oubli a jeté vers l’écho qui se tait.

Au trébuchet des nuits, l’aiguille à la pendule
Se promène sans fin et s'y perdent mes pas ;
Mon hiver n’est plus loin… J’attends le crépuscule
Où je pourrai, enfin, le retrouver là-bas…

Alors, j’irai vers lui en suivant des chemins
Me menant vers le seuil de la béatitude :
-Un regard, un sourire, un baiser sur la main
Auront raison de moi et de ma solitude-

(c) extrait de LE MONDE A MA FENETRE

Publié dans POEMES

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