L'étrangère
« Quand un émigré viendra s'installer chez toi, dans votre pays, vous ne l'exploiterez pas, cet émigré installé chez vous, vous le traiterez comme un indigène, comme l'un de vous, tu l'aimeras comme toi-même ; car vous-mêmes vous avez été émigrés dans le pays d'Egypte. C'est moi le Seigneur votre Dieu. » (2) Lévitique 19.33, 34 [Version de la
La Traduction œcuménique de la Bible (TOB)]
« Si tu reçois un étranger, ne l'opprime pas. Que l'étranger soit chez toi comme l'un des tiens. Aime-le comme toi-même. Vous aussi, vous avez été étrangers en pays d'Egypte. C'est moi le Seigneur, votre Dieu, pas d'injustice en mon nom ! » Marek Halter (Tsippora)
L'ETRANGERE
Couchite (*), elle était noire et ce fut la plus belle, aux
Yeux de ce Moïse en homme qui l’aima ;
Parmi toutes les femmes, il ne voulait qu’elle !
Opprimée des Hébreux, elle vit le trépas.
Rendue dans la Cité, dont le Peuple était fier,
Au pays des Elus, c’était une étrangère...
...Je la comprends si bien, cette femme, cette autre,
Car j’ai eu, moi aussi, un acide destin,
Arrivant d’un pays, pour vivre dans un autre,
Ses enfants ignorants n’ont pas tendu la main.
Mon prénom et le sien ont cet étrange augure :
Il n’était pas écrit, dans les plis de ma main,
Pas plus qu’on ne voyait, au milieu d’ma figure,
Que j’n’étais pas d’ici... Que je venais de loin.
Que je les ai honnis ! Mon Dieu qu’ils étaient bêtes !
Ils n’avaient pas compris que je leur apportais
Un peu de mon pays dans mes yeux, dans ma tête,
Que ma candeur d’enfant de l’amour espérait...
...Et j'ai grandi avec, au cœur, une blessure,
Qui, malgré les années, a mûri avec moi,
Quand je sens que mes yeux se mouillent, la brûlure
De ce temps révolu est à nouveau en moi.
Il a fallu, qu’un jour, ce vide se referme,
Et que j’arrête, enfin, de penser au passé,
L’amour de mes enfants seul y a mis un terme,
Et, maintenant, mon cœur bat de félicité.
(*) Kouchite
© extrait de COMME UNE DOUCE MAIN
----------------------------------------------------------------------
Le Royaume de Koush est l'appellation que les Egyptiens antiques donnèrent au Royaume qui s'établit au Sud de leur pays dès l'Ancien Empire égyptien (L’ETHIOPIE) ; en effet, le terme “ koushite ” s’applique habituellement aux Éthiopiens (mais il peut aussi englober les habitants de l’Arabie).
Séphora ou Tsippora (hébreu Sippôra(h) : petit oiseau), en arabe « Safûra », est l'épouse de Moïse et fille (adoptive) de Jethro, le prêtre des Madianites. D'après la tradition juive, elle est enterrée dans le Tombeau des Matriarches, à Tibériade.
Elle était une Qénite (Gn 15:18, 19 ; Jg 4:11) : le récit le plus ancien correspond à Caïn -l’ancêtre des Qénites- qui étaient des adorateurs de YHWH comme les Hébreux. Ils vivaient comme nomades au pays de Madian. Ils portaient un tatouage et avaient l’habitude de se venger sept fois.
http://liensprotestants.over-blog.com/article-34760365.html
« Il y a plus de trois mille ans, une enfant noire est recueillie au bord de la Mer Rouge. On l'appelle Tsipora, « l'Oiseau » ; la couleur de sa peau a déjà décidé de son avenir : nul ne la voudra pour épouse.
Un jour, pourtant, près d'un puits, un homme la regarde comme aucun autre : il s'appelle Moïse et fuit l'Egypte.
Amante pationnée, épouse généreuse, Tsippora la noire, l'étrangère, la non-juive, porte la destinée de Moïse à bout de bras.
Oubliant ses craintes et ses doutes, il entend, grâce à elle, le message de Dieu et lèguera, à l'humanité, ces Lois qui, aujourd'hui encore, protègent les faibles contre les forts.
Mais, son amour pour Moïse menace Tsippora : dans la cohorte des Hébreux de l'Exode, son destin de femme à la peau noire la rattrape... » (cf. TSIPPORA – Marek Halter – Editions Pocket).