Top articles
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Petite mort
D ans le déclin du jour, quand le soleil s’endort, La lune, sur les toits, laiteusement s’ennuie, La mer s’est retirée. Les anneaux du vieux port Ne tintent plus ce soir, on n’entend aucun bruit. E t sur les vagues bleues aux glissements soyeux, Les choses...
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Toi que j'ai tant aimée
L a douleur, me dis-tu, t’envahit -tyrannique- Tous nos secrets d’antan et nos désirs cupides T’ont nourrie, jusqu’au deuil, d’un émoi despotique Et ton coeur s’est rempli de haine infanticide. T oi qui fus mon écrin, mon joyau, ma ferveur, Je ne peux...
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Bébé phoque
Je suis né quelque part au sein de la Banquise, Où je vivais heureux, candide et innocent, Et j’écoutais chanter l’hymne froid de la Bise Qui me parlait d’amour auprès de ma maman… …J’aurais voulu grandir parmi ceux de mon âge, Entre les vagues bleues,...
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Tu dis (sur un poème de Prévert)
"Tu dis que tu aimes les fleurs, tu les coupes. Tu dis que tu aimes les poissons, tu les manges. Tu dis que tu aimes les oiseaux, tu les mets en cage. Quand tu me dis "Je t'aime", j'ai peur..." Jacques Prévert (*) 1900-1977 Tu dis que tu aimes le Soleil,...
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Baladin
Je suis un baladin Je chante tristement Au son d’un tambourin Sous le soleil couchant ; De printemps en printemps, Je vous offre mes rêves, Et quand le soir descend, Je danse sur la grève ; La nuit est toute noire, Mon dieu, mon dieu, pourquoi Les poches...
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Mon espérance
Les remords, les regrets m’ont pris mon espérance, Un désarroi profond l’a désarticulée, Habillant mes regards d’un loup d’indifférence : Sans volonté, vaincue, je ne sais où aller… Aux rets de Février où mon esprit s’amarre, Ecartelant le temps aux fers...
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...A Pierre Maréchaux
Sa plume se posait, comme une main caresse Les cheveux d’un enfant, sur le papier froissé, A ce fidèle ami, il disait la tendresse Et la mélancolie qui l’ont tant habitées. Il écrivait des mots, rien que des mots penchés, Qui venaient embrasser les plis...
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Partout, sur les tombeaux
P artout, sur les tombeaux, brillent des photophores Aux reflets rougeoyants illuminant la nuit. On voit, de-ci, delà, des cornes, des amphores Où des milliers de fleurs prennent bain de minuit. S ur les croix, en rêvant, sous la lune opaline, Un hibou...
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...A Mouloudji
Elle était couchée dans le foin Lorsque pour la première fois Il l’a trouvée sur son chemin, Elle était belle... et puis voilà. A son blanc corsage, une rose Qui reposait au creux des seins, Juste une fleur... si peu de chose Où le soleil dansait taquin....
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A c r o s t i c h e
A mi-chemin de l’existence, Comme en l’aura d’une embellie, Rompant le fil de mon silence, Osant crier comme en défi, S emer des rimes à outrance Tout en émancipant ma vie, I maginer des mots qui dansent Clamant que ce n’est pas fini ; Histoire d’estomper...
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Apartheid
Je vous comprends si bien, mes frères ! Dans les méandres de l’Histoire, Tant d’hommes se sont fait la guerre, Pour un caillou... Un peu de gloire... Vous avez cru à l’Amérique, Champs de coton où vos peaux noires, Dans ce pays démocratique, Avaient le...
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Hirondelle
Hirondelle, j’attends ta venue gazouilleuse, Hirondelle, où vas-tu ? Où es-tu ? Dis-le moi, Lorsque le vent t’emporte en belle voyageuse ; Ô comme j’aimerais m’envoler avec toi ! Quand je te vois frôler l’horizon de tes ailes Et entends ton gosier chanter...
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Ailleurs
…à Félix Leclerc, Si tes « souliers » à toi « ont beaucoup voyagés », C’est le Vent qui poussa mon bateau sur l’Ecume, Sur la Mer, j’ai vogué d’Atlantique en Egée, Pendant que tu marchais, piétinant le bitume. Nous avons, tous les deux, contemplé les...
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Nostalgie
Comme un oiseau s'envole au-dessus de la mer, J'aimerais retrouver mon foyer d'autrefois Où mon coeur a aimé sous des cieux outremer, Où j'ai posé mes pas du sellier jusqu'au toit. Cheminant à l'orée de forêts millénaires, Retrouver la masure où je me...
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Je tresse tendrement
Je tresse tendrement les cheveux de l’azur En gravant ton prénom sur le tronc d’un pommier, Car l’amour a vêtu mon âme et me rassure, Et tous les maux écrits s’épanchent au papier. Que j’aime cet instant où, d’un geste un peu fou, Tu as serré mes doigts...
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Amis, il se fait tard
Amis, il se fait tard, le Ciel est triste et blême, Au ponant tourmenté, les Oiseaux se sont tus, Au loin, dans un clocher par les Vents pourfendu, Un carillon blessé gémit un requiem. Le jour à l'agonie se fait confidentiel, Là, sur un toit désert, la...
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Il bruine dans mon coeur
Il bruine dans mon cœur, il neige dans mon âme Dans ma gorge, soudain, un étau se resserre : Ma vie a de ces poids lestée par tant de drames Que, toute à mon tourment, égarée, je m’y perds. J’ai blessé mes souliers aux cailloux des chemins Et ne sais...
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Incertitudes
Le Phénix renaissant dans un battement d’ailes Se repait, goulument, du festin de mes peurs… Le voici qui s’envole aux fracas de crécelle Que lui font en écho les sursauts de mon cœur. Mon fardeau est si lourd que le feu s’est éteint. J’ai si froid maintenant...
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Au tableau de l'aurore
Au tableau de l’aurore où ma craie se dépose, Aquarellant les cieux de toutes les couleurs, En prélude au printemps, s’épanouit la rose Et fondent sous ses pas les givres de mon cœur. Derrière le miroir se dessine, en écho, Le spectre éblouissant d’un...
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La montagne
Elle est née du chaos, tourbillon délétère, De la cendre et du feu jaillissant des volcans, Ou de la facétie des courroux de la terre Sa genèse est la foudre et son père un Titan ! Sur son plus haut sommet, un aigle a fait son nid. De son aire, là-haut,...
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Aujourd'hui, c'est le vent
Aujourd’hui, c’est le vent qui fait des pirouettes Et court s’entremêler dans l’or de mes cheveux ; Il se fait malicieux, grisant les girouettes Et tous les passereaux et tous les amoureux. L’océan déchaîné déchire la dentelle Dont les blancs liserons...
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...A Germaine
Vous n’accosterez pas au ventre de la Terre Et ne dormirez pas dans un cercueil de bois ; Vous qui étiez venue du fin fond de la Terre, S’est achevé, ici, votre chemin de croix. S’il semble que le temps estompe les blessures, Moi, j’aurais préféré ensemenser...
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Destinée
Je suis née pour mourir ; il faudra que je meure. Mais, avant que mon âme ne s’envole aux cieux, Avant qu’au sablier du temps ne sonne l’heure, Je veux encore aimer, avant l’ultime adieu. Et je veux me griser des splendides matins Ou du soleil couchant...
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Là où l'herbe est plus verte
Tu as tant fait de pas, allant à ma rencontre ! Moi aussi, j’ai couru sur le même chemin En voulant retenir, au gousset de ma montre, Le vol de l’avenir emportant mes « demain ». On s’est tout dit, je crois, de ce temps qui fut nôtre : Les tourments,...
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...A Thierry Sajat
Talentueux acteur aux tréteaux de la vie Heureux comme un « Ulysse après un long voyage », Impatient de clamer ses rimes dont le cri Enfante le respect qui court de page en page ; Rondeaux impérieux que chante le trouvère, Rendant, à chaque mot, nos routes...