Les hommes !
Ils ont construit des cathédrales
Si haut que des Tours de Babel,
Mais perdu la clé ancestrale
Dans des méandres passionnels !
Les hommes ! Les hommes !
Ils ont fissuré tant de pierres,
Ils ont creusé tant de fossés,
En ne laissant plus qu’un désert
Entre les remparts lézardés !
Les hommes ! Les hommes !
Ils ont pollué les rivières,
Ils ont brûlé tant de forêts,
Tout en priant des nuits entières
Sous les dômes des minarets,
Les hommes ! Les hommes !
Ils ont déchiré tant de voiles,
Ils ont écumé tant de mers,
Que sous le dais de nos étoiles,
Les goélands ont fui, amers,
Les hommes ! Les hommes !
Ils ont pris tant de forteresses
Et assiégé tant de pays,
Même en leurs yeux pleins de promesses,
Ne brillait plus que la folie !
Les hommes ! Les hommes !
Ils ont tué tant d’innocence,
Asservissant tant de Nations
Et fait de ce jardin immense
Juste un radeau en perdition !
Les hommes ! Les hommes !
Un jour, il faudra bien qu’ils cessent
De tuer la poule aux oeufs d’or
Avant qu’une onde vengeresse
Ne les entraîne dans la mort !
Les hommes !
Les hommes !!
Les hommes !!!
(c) extrait de J'AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N° 978-2-9538961-1-4