Symphonie océane

Publié le par MOTS, ARTS & GOURMANDISE

Dans un silence gris, l’Océan se retire

En laissant au limon des rubans écumants,

Et quand le sel y tisse les fils d’une lyre,

Ses couplets s’insinuent aux paroles du Vent.

 

Doté de mains d’aveugle il aborde les plages

Et l’essaim de ses doigts incertains qui s’éploie,

Fatigué de broder tant d’écume au passage,

Danse de-ci, de-là, comme au son d’un hautbois.

 

Chassant l’écho marin d’un accord de guitare

Et l’émouvant regard de la Nuit étoilée,

Les vagues vont lécher le fétide nectar

Des galets effrités et des algues séchées.

 

Dans le jour qui se lève en rubis de rosée,

Les doigts du Vent d’Avril, accordant son piano,

La musique tournoie dans les cieux étoilés

Et l’horizon s’en vêt imperceptible et beau.

 

Alors, dans un envol, les gracieux goélands

Partent en tarentelle au son des harmonies

SYMPHONIE OCEANED’un chant que les marins reprennent en rêvant

Et composent, alors, toute une symphonie !

 

 

 

© Extrait de J’AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N° 978-2-9538961-1-4

Publicité

Publié dans POEMES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article