Tous les chants de l'enfance
Mon enfance est si loin qui dort dessous les pierres
Et mon passé n’est plus qu’un phare à l’horizon…
Toi, l’oiseau qui prend l’air, dis « à mon ami Pierre »,
Qu’à l’aurore, demain, « ils le pendouilleront »,
Qu’emportées par le vent, les feuilles de l’automne,
Tourbillonnant sans fin dans la pâle clarté,
Tomberont mollement en « rondes monotones »,
Alors, s’assoupira, indomptable, l’été.
« Nous n’irons plus au bois » ni « la claire fontaine »,
Et ne « couperons plus ni lauriers, ni lilas »,
Les « belles » sont parties vers des îles lointaines,
Brindilles et rameaux se « fendaient sous leurs pas ».
« Au clair de la lune », Pierrot ne viendra plus
M’emprunter une « plume » quand le feu s’éteint,
J’ai fermé mes volets, jeté ma clé aux nues…
...Ô chansons oubliées, mon enfance est si loin !
© Extrait de J’AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N° 978-2-9538961-1-4