Sur les chemins du Tendre
Tous les chemins tourments de la Carte du Tendre
Conduisent nos vingt-ans jusqu’au Pont des Soupirs
Et, bercés d’illusions, on se laisse surprendre
Jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au bout du désir.
On se prend à rêver, on se fait des serments...
...Dès que le papillon quitte son doux cocon,
On se laisse enivrer par les beaux chatoiements
Et les rubans de soie d’une jolie Manon.
Mais un jour la perfide, Aphrodite infidèle,
Rêvant de s’en aller en fabuleux ailleurs,
Aux printemps de nos vies, s’envole à tire d’ailes
En nous laissant chagrins, malheureux baroudeurs.
Tant de chemins tourments de la Carte du Tendre
Conduisent nos vingt-ans jusqu’au Pont des Soupirs...
...Mais, quand le feu s’éteint, n’en restent que les cendres
Et la blessure au coeur nous fait un peu mourir.
© Extrait de J’AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N° 978-2-9538961-1-4