Sur les pavots de juin

Publié le par MOTS, ARTS & GOURMANDISE

Sur les pavots de Juin où mes chagrins se posent

Comme un ruban s’enroule à des mèches de soie

Et qu’au vent se répand l’odorance des roses

Aux dards entrelacés à un « je ne sais quoi »

 

De désir ou d’amour bafoué et de peur,

Dans ce morne sentier que je suis pas à pas

Sous un soleil ardent, desséchés jusqu’au coeur,

Les feuillages que l’ombre enrubanne déjà

 

Caressent mes cheveux. Mais, ma forêt se meurt

Et fébrile elle attend après tout que la pluie,

Se frayant un passage en l’écho de mes pleurs,

Enlarme l’horizon jusqu’au bout de ma nuit.

 

Parfumé à l’ozone, mon chant, dans les bois,

S’est égaré, jadis, au printemps de l’été,

Et l’ondée qui couvait, déversant ses émois,

A noyé tous les feux où mon coeur s’est brûlé.

 

© Extrait de J’AI CONJUGUE LE TEMPS - ISBN N° 978-2-9538961-1-4

 

SUR LES PAVOTS DE JUIN

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