Top articles
-
Varsovie
V arsovie est si loin ! Varsovie ne sait plus… Ses rues, ses boulevards, ses murs, ses avenues Ont oublié le temps où les heures comptaient, Où la mort, toute nue, pathétique, passait. I ls furent des milliers qui marchaient lentement : Tant d’hommes,...
-
Bourges
Dans ce coin de verdure où la vie se pastelle Quand Phébus au levant s’éveille et se fait beau, Où les pirogues bleues, tranquilles sentinelles Amarrées aux pontons badinent en écho, Le temps du nonchaloir au présent se décline... ... Au soleil de midi,...
-
Dans les scories de mon histoire
Dans les scories de mon histoire, Il y a tant de souvenirs, Surtout de mauvais, où le pire Faisait accroc à mes espoirs. Depuis le ventre maternel D’où j’ai lancé mon premier cri, Jusqu’à ce jour intemporel, Le vent m’a poussée sans merci Vers des chemins...
-
Coupable !
Si coupable d’aimer, j’ai quitté ma chaumière Où jadis j’ai voué ma vie à mes enfants, Où, malgré tout, je crois, j’ai été une mère, Aujourd’hui, je reviens à mes rêves d’antan. Pourront-ils m’acquitter, qu’aux croisées de nos routes, J’ai pu choisir...
-
Là-bas
Je tisse mon cafard au milieu de ta toile… Ô, Araignée du soir, que me veux-tu, dis-moi ? Le Vent du Nord, pressé, s’essouffle dans ma voile ; Hélas, il n’est plus temps… et j’ai peur… et j’ai froid. Demain, de bon matin, en refermant la porte, Je laisserai,...
-
Paradis perdu
Verdoyant et fleuri, il sent bon la lavande, Le laurier ou le thym, le serpolet, la menthe. Il est peuplé d’oiseaux et de chants familiers, Libellules, grillons, papillons colorés ; Rempli de vie en somme ! Et là, tout près du puits, une senteur de pomme...
-
Un vent de liberté
U n vent de liberté soufflait à nos fenêtres -En ce beau mois de mai, moi je n’avais qu’onze ans- Pourtant, je me souviens des cris qui s’enchevêtrent Quand les pavés volaient jetés par des manants. D ans Paris qui prenait à nouveau la Bastille Victorieusement...
-
Dans ce monde insensé
Dans ce monde insensé où ma vie s’enferrait, Encagée, enchaînée dans un « moi » dérisoire Où les rets des hivers ne se brisaient jamais, J’ai lutté, mais en vain, vouée au désespoir Depuis longtemps, déjà, j’avais baissé les armes Et, blessée dans mon...
-
L'été des jardins
Voici le renouveau, la nature est en fête, Et c’est au mois de Mai qu’on plante le décor De l’été des jardins habillés de fils d’or, Parsemés de muguet, de chenues pâquerettes. Semez, semez la vie, le printemps est fugace ! Il suffit d’un épi ou d’un...
-
Petit Bonheur
M e suis réveillée ce matin Et, me penchant le cœur serré, Des larmes tombent sur mes mains… …Petit Bonheur s’en est allé. D ans le bocal désert, son âme En me narguant, est là, toujours, Petit Bonheur est mort mais, dame, Il parle encore à mon amour....
-
Tout le bonheur d'aimer
C ’est au lever du jour que j’avais pris la mer, En domptant l’aquilon et la vague et la houle, Pour dissiper, enfin, tous mes émois amers, Fuyant la tyrannie oppressante des foules. A vec ce peu de paix que m’alloua le ciel, L’espérance et l’ardeur nourriçaient...
-
Quand le rêve se brise
Q uand mon rêve se brise Dans la plainte du jour, Ma pensé se déguise En sombrant tour à tour D ans le puits du silence Et de la solitude, Reprenant son errance Parmi la multitude. Q uand mon rêve s’enfuit Au tout petit matin, Mon étoile pâlit Et tout...
-
Souffrances
Au nom de nos vanités, Tant d’enfants sont en souffrance ! Dans ce monde sans pitié, Jamais de joie, ni vacances ! Exploités infiniment, Des bagnards vivant l’enfer, Et tissant, évidemment, Nos tapis, nos pull-overs, Ils vont aussi à la guerre ! …Marchant...
-
Les oiseaux
J’ai besoin de son vol, de son chant argentin, Il est beau cet oiseau que l’on nomme « Colombe », Précurseur de la paix, de l’été qui revient, Des secrets de la vie que murmure le monde. Quel est donc cet ailé que l’on ne peut saisir Car il vit dans nos...
-
Sors de ta chrysalide !
T u dors encore au sein des rondeurs maternelles Où, tel un embryon, tu grandis en secret : Sors de ta chrysalide, de ta citadelle, En déchirant le dais qui te tient en ses rets. S ors de ton fin gousset papillon éphémère, Il est temps d’effeuiller marguerite...
-
Ma France
« De plaines en forêts de vallons en collines Du printemps qui va naître à tes mortes saisons De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine Je n’en finirais pas d’écrire ta chanson Ma France Au grand soleil d’été qui courbe la Provence Des genêts de Bretagne...
-
Sur les chemins du Tendre
T ous les chemins tourments de la Carte du Tendre Conduisent nos vingt-ans jusqu’au Pont des Soupirs Et, bercés d’illusions, on se laisse surprendre Jusqu’au bout de la nuit, jusqu’au bout du désir. O n se prend à rêver, on se fait des serments... ...Dès...
-
Marseille
Dans le lit bleu de l’horizon, Quand l’été baille d’ennui, Le soleil au zénith roussit Repeignant les hublots tout ronds. Mirages de feu sur la mer, Qui embrasent les palmeraies Et le vent brûlant du désert Très vite en efface les traits. Alors, Phébus,...
-
Symphonie océane
D ans un silence gris, l’Océan se retire En laissant au limon des rubans écumants, Et quand le sel y tisse les fils d’une lyre, Ses couplets s’insinuent aux paroles du Vent. D oté de mains d’aveugle il aborde les plages Et l’essaim de ses doigts incertains...
-
Ma belle au Bois Dormant
Elle est toute petite, une rose la garde, La lune réfléchit ses cheveux acajou, Elle dort. Un ange s’est posé, par mégarde, Sur ses yeux refermés, en ce matin d’août. Et sa petite main, tout en délicatesse, Serre encor, sur son coeur, comme un « je ne...
-
Réveil
L e gai soleil sème la brume Réveillant ma ville endormie, Tout en estompant, une à une, Quelques chimères de ma nuit. P uis, il pénètre dans ma chambre Pour se poser dessus mon lit : « Ô allons, debout, fainéante ! » Dit-il en s’éclipsant sans bruit....
-
Les hommes !
Ils ont construit des cathédrales Si haut que des Tours de Babel, Mais perdu la clé ancestrale Dans des méandres passionnels ! Les hommes ! Les hommes ! Ils ont fissuré tant de pierres, Ils ont creusé tant de fossés, En ne laissant plus qu’un désert Entre...
-
Quand les belles de nuits
Q uand les belles de nuit se ferment sous la lune, Quand les roses passent et que le vent fraîchit, Quand la plaine est noyée par la pluie importune Et la bruyère en pleurs au maquis dépérit, L ’aubépine est en deuil de son amie glycine, Leurs parfums...
-
MON NOUVEAU RECUEIL DE POESIE VIENT DE SORTIR :
« J’AI CONJUGUE LE TEMPS » (Editions MOTS, ARTS & GOURMANDISE) ISBN N° 978-2-9538961-1-4 138 PAGES PRIX DE VENTE : 16 €uros
-
Inséparables
Mon coeur vole vers toi, Ton coeur vole vers moi : Deux oiseaux un peu fous Dans un battement d’ailes ; Quand ton coeur faillira, Mon coeur s’arrêtera Comme un oiseau blessé Dont la vie bat de l’aile © Extrait de J’AI CONJUGUE LE TEMPS – ISBN N° 978-...